
La série « Documentation » est en masse la plus importante. Elle a été constituée par
Victor pendant sa période de plus grande activité polaire, environ de 1946 à 1968.

Elle comporte essentiellement des articles de journaux scientifiques, techniques et polaires mais aussi des brochures industrielles sur tel ou tel instrument ou véhicule polaire.
Elle est divisée, par Victor lui-même, en quatre sous-séries, auxquelles on a adjoint une cinquième concernant les bibliographies.
La première traite des techniques utiles en milieu polaire :
| |
opérations militaires en zones froides
transmissions
photographie
véhicules (bateaux, matériel aérien, véhicules terrestres, vie en milieu polaire)
habillement
alimentation
habitat
éclairage et chauffage
alpinisme
secourisme
médecine |
La deuxième sous-série regroupe la documentation scientifique :
| |
géographie
géophysique
glaciologie
séismique
sciences de l’atmosphère (météorologie, physique atmosphérique)
géologie
biologie
hydrographie et océanographie
sciences de l’homme (anthropologie, psychologie, physiologie). |
La troisième concerne les régions polaires :
| |
leur géographie
leur histoire
leurs habitants |
La plupart des documents traitent bien entendu des régions polaires.
La quatrième enfin regroupe la documentation concernant les expéditions antérieures ou contemporaines auxquelles Victor n’a pris aucune part (les expéditions auxquelles il a pris part, de près ou de loin, étant bien entendu dans la série « Activités »).
Les dossiers sont classés par pays organisateurs et non par régions de destination (Arctique ou Antarctique), suivant en cela le classement de Paul-Émile Victor lui-même.
Victor utilisait ces dossiers de documentations pour se tenir au courant de toutes les questions polaires d’une part, et pour préparer ses expéditions d’autre part. C’est à ces deux titres qu’elles sont intéressantes. D’une part elles renseignent sur les grandes évolutions techniques, scientifiques et régionales liées aux pôles, ainsi que sur les expéditions étrangères (leur préparation, leur réalisation, leurs résultats).
Mais compte-tenu de leur « technicité » souvent trop grande pour des non-scientifiques ou des non-techniciens, compte-tenu aussi du fait qu’
il s’agit de faire la biographie de Paul-Émile Victor, et non une histoire précise des sciences et techniques polaires, elles ne seront traitées que d’une manière « superficielle », c’est-à-dire qu’il ne s’agira pas de rentrer dans leur analyse exhaustive, mais plutôt de relever à partir de leur inventaire les domaines qu’elles abordent.
D’autre part la consultation de ces dossiers de documentation permet de se rendre compte comment Paul-Émile Victor, par un travail qui s’apparente à de la bibliographie (dépouillement de revues spécialisées), prépare ses propres expéditions. Comme il est à peu près impossible d’analyser exhaustivement cette documentation, du fait de sa masse et du fait qu’elle contient de nombreux articles écrits dans des langues étrangères (en particulier des langues scandinaves),
la meilleure manière de l’utiliser est double : ponctuellement elle peut permettre d’étudier un problème (par exemple elle est très précise sur la question des traîneaux à chiens utilisés par Victor) ; de manière plus générale elle permet de voir la largeur des vues de Victor.