Le début des années 1960 marque un tournant dans la vie de Paul-Emile Victor.
Sa vie personnelle, suite à son divorce et à son remariage, suite aussi à sa découverte de la Polynésie, se réorganise.
De 1960 à 1976, il reste encore très actif dans le domaine polaire :
Il organise des expéditions au Groenland et en Terre Adélie, participe à des commissions internationales, publie de nombreux ouvrages de vulgarisation, etc.
Mais après l'apogée polaire qu'a été pour lui la campagne 1959 de l'EGIG, il ne dirigera plus d'expédition de grande ampleur sur le terrain.
Il se sert de la reconnaissance qu'il a acquise dans le domaine polaire pour s'engager publiquement dans d'autres domaines, et ainsi diversifier ses activités et son influence :
L'étude et le développement de la Polynésie et surtout l'écologie. | Avec le projet de Centre d'Etudes Polynésiennes (CEP), au début des années 1960, Paul-Emile Victor cherche à rééditer avec les sciences humaines en Polynésie ce qu'il a si bien réussi avec les sciences dures dans les régions polaires :
créer un outil permettant la recherche scientifique.
Mais le projet de CEP n'est finalement pas mis en œuvre et Paul-Emile Victor se tourne alors vers l'écologie.
Pour lui l'écologie doit être avant tout une science au service de l'homme.
Son engagement en faveur de l'écologie est avant tout pratique :
Il participe aux travaux de la Commission des loisirs et des sports de plein air et mène des campagnes d'information sur l'eau ou les forêts par le biais du « Groupe Paul-Emile Victor pour la défense de l'homme et de son environnement », créé en 1974. |